Bien vieillir avec la mémoire en tête
Prévenir les troubles neurocognitifs,
préserver son autonomie

Oublier un rendez-vous, perdre ses clés…
Est-ce grave ?

Pas toujours. Mais quand cela devient fréquent, cela mérite attention.

Car non, perdre la mémoire n’est pas une fatalité liée à l’âge. Et non, il ne faut pas banaliser les petits signes qui s’installent.

Les troubles de la mémoire, de l’attention ou du langage peuvent être les premiers signes d’un trouble neurocognitif, parfois réversible… ou annonciateur d’une maladie comme Alzheimer.

En parler tôt avec votre médecin traitant, c’est se donner les moyens d’agir avant que cela ne devienne une urgence.

Qu’est-ce qu’un trouble neurocognitif ?

 Ce sont des troubles qui affectent le fonctionnement du cerveau :

  • Mémoire
  • Langage
  • Attention
  • Raisonnement
  • Orientation dans le temps et l’espace
  • Capacité à faire les gestes du quotidien

Ils peuvent être temporaires (fatigue, carences, effets secondaires de médicaments) ou chroniques.

Les maladies associées sont par exemple :

  • La maladie d’Alzheimer
  • Les maladies apparentées (Léwy, fronto-temporale…)
  • Ou des troubles liés à des AVC ou à des traumatismes crâniens

Pourquoi se faire dépister ?

Parce que détecter tôt, c’est :

  • Protéger son autonomie
  • Adapter son environnement et ses habitudes
  • Mettre en place un suivi médical régulier
  • Préparer son avenir en étant acteur de ses décisions
  • Préserver la qualité de vie de l’aidant et de la famille

Comment se fait le repérage ?

 Le repérage peut se faire très simplement :

  • Lors d’une consultation chez votre médecin traitant
  • Par votre infirmier(e), votre pharmacien, ou un professionnel formé
  • À l’aide de tests validés comme le MoCA par le médecin traitant ou une orthophoniste
  • Par notre mini test de repérage disponible chez nos professionnels et partenaires ou en cliquant directement ici

Sur notre territoire, la CPTS Littoral Sud soutient aussi le programme ICOPE:

Un programme innovant pour préserver les capacités fonctionnelles des personnes âgées de 60 ans et plus, incluant :

  • La mémoire
  • La mobilité
  • La vision
  • L’audition
  • Le bien-être mental
  • La nutrition

Quand un trouble est détecté, que se passe-t-il ?

Si une suspicion est posée :

  1. Un bilan médical est organisé (prescrit par votre médecin)
  2. Vous pouvez être orienté vers une consultation mémoire
  3. Un accompagnement coordonné est mis en place :
  • Suivi médical (médecin généraliste, neurologue…)
  • Infirmier à domicile
  • Évaluation sociale
  • Soutien de l’aidant
  • Aménagement du domicile si besoin

L’objectif : vivre le plus longtemps possible à domicile, dans de bonnes conditions, avec un entourage informé et soutenu.

Et les aidants dans tout ça ?

Quand un proche commence à perdre ses repères, c’est souvent la famille qui s’épuise.
Il/elle s’occupe de l’organisation, des rendez-vous, de la sécurité, de la toilette…
Il/elle dort moins, s’inquiète plus, s’isole parfois
Et souvent, l’aidant s’épuise avant la personne aidée.

Ne restez pas seul(e). Il existe des structures pour vous accompagner.

Sur notre territoire, vous pouvez contacter : 

L’association A3 – Soutien aux aidants

Permanence locale, ateliers de parole, informations juridiques, groupes de soutien, répit…
Ils sont là pour vous aider à aider, sans vous oublier.

📞 04.91.70.76.53

🌐 https://www.association-a3.fr

Et maintenant, que faire ?

  • Parlez-en à votre médecin si vous sentez un changement.
  • Informez-vous, ne banalisez pas.
  • Soutenez votre proche sans vous sacrifier.
  • Activez votre Espace Santé.

Tout est centralisé dans Mon Espace Santé

Grâce à votre compte personnel sécurisé, vous pouvez :

  • Retrouver vos bons de prise en charge
  • Voir les examens à venir ou en attente
  • Accéder à vos résultats de laboratoire ou d’imagerie
  • Partager vos documents avec les professionnels de santé

Pourquoi créer ou activer Mon Espace Santé ?

  • Vous gagnez en autonomie sur votre santé,
  • Vous évitez les oublis, les pertes de documents, ou les doublons,
  • Vous facilitez la coordination entre les professionnels qui vous suivent.

Et tout cela, en toute sécurité, avec une interface simple à utiliser.

Parce que vieillir ne veut pas dire disparaître. Parce que la mémoire aussi mérite des soins.

Pour aller plus loin

Et si le maintien à domicile n’est plus possible, des solutions adaptées existent ! 

Le maintien à domicile est privilégié tant qu’il est possible, avec l’appui des professionnels de santé, des services d’aide et de soins à domicile et des aidants. Lorsque le maintien à domicile n’est plus adapté ou sécurisé, plusieurs alternatives existent, en fonction de l’état de santé, du degré d’autonomie et du projet de vie de la personne âgée. Pour s’informer et identifier les solutions disponibles sur le territoire, il est possible de consulter des ressources de référence telles que personnesagees.gouv.fr, le portail national d’information pour les personnes âgées et leurs proches, ainsi que l’annuaire du sanitaire et social (sanitaire-social.com).

L’orientation vers une structure adaptée repose sur l’évaluation du GIR (Groupe Iso-Ressources), qui mesure le niveau de perte d’autonomie.

Cette évaluation est réalisée par le médecin traitant, qui joue un rôle central dans l’accompagnement du patient et, le cas échéant, de ses aidants.

En fonction du contexte, des souhaits exprimés et du niveau de GIR, le médecin traitant peut accompagner la personne dans la constitution d’une demande d’orientation via le logiciel national ViaTrajectoire.

ViaTrajectoire permet de déposer une seule demande dématérialisée, valable pour l’ensemble des structures sélectionnées (résidences seniors services, résidences autonomie, EHPAD – communément appelés maisons de retraite), évitant ainsi la multiplication des dossiers papier et facilitant le suivi du parcours. Cet outil favorise une orientation plus fluide, coordonnée et adaptée aux besoins de la personne âgée, tout en respectant son projet de vie.

Comprendre le GIR (Groupe Iso-Ressources)

GIR 1–2 : personnes très dépendantes → orientation prioritaire vers un EHPAD

GIR 3–4 : perte d’autonomie modérée → domicile avec aides renforcées ou EHPAD

GIR 5–6 : personnes autonomes ou peu dépendantes → domicile, résidence autonomie ou résidence seniors

Le GIR permet notamment d’évaluer l’éligibilité à certaines aides, comme l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA).

Les différentes alternatives

Inclusion patient dans le parcours personne âgée

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Ressources complémentaires